Quand, il y a cinq ans, la région Wallonie a lancé les titres-service (équivalent des chèques emploi-service), le nombre d’entreprises d’insertion œuvrant dans les services aux particuliers a explosé. Ce dispositif, en revanche, n’était pas accessible aux entreprises ; et ce, alors que les PME et les TPE de la région connaissaient des problèmes de main d’œuvre pour des tâches simples : gestion des déchets, archivage électronique ou nettoyage du parc automobile. Autant de petites activités trop ponctuelles pour permettre la création d’un poste en interne.
"Ce sont typiquement les tâches qui peuvent être effectuées par des entreprises d’insertion"
, constate Denis Morrier, ancien attaché à l’économie sociale et solidaire au cabinet du ministère de l’Economie et de l’Emploi. C’est pourquoi, en 2006, la région s’engage dans le "Partenariat économique pour le redéploiement industriel et les clusters par l’économie sociale", mieux connu sous le nom de "Périclès", avec un objectif précis : favoriser la création de nouvelles entreprises d’insertion pour répondre aux besoins des PME. Pour ce faire, un dispositif simple est mis en place, grâce au réseau d’Agences-conseil en économie sociale présentes sur le territoire. "
"Un ‘développeur’ de projet a été désigné dans six agences sélectionnées, une par province. Son rôle ? Démarche les entreprises du territoire et en identifier les besoins"
explique Denis Morrier.
Une fois ce travail d’identification fiat, l’agence recherche des entrepreneurs susceptibles d’y répondre.
"Quand j’ai été approché par l’agence Syneco, j’avais mon projet dans la tête et l’envie de me lancer, se rappelle Alain Daniels, créateur en 2007 de Renov(eco)², entreprise d’insertion spécialisée dans l’éco-rénovation. "Seul, ça m’aurait pris beaucoup plus de temps et peut-être me serais-je découragé". Accompagné par Grégory Berthet, développeur chez Syneco, tout a été plus simple : "On va bientôt passer de six à dix équivalents temps plein !", se réjouit-il.
Au niveau régional pourtant, le bilan est un peu plus nuancé. Si le premier volet de Périclès a été un succès en termes de création d’entreprises, les 290 emplois générés se situent bien en-dessous des 500 postes initialement prévus.
"Pour le deuxième volet, on doit miser sur une offre sensible à l’environnement, en proposant des services tels que le nettoyage aux huiles essentielles ou le leasing de vélos"
, estime Jérôme Raffart de l’agence Credal du Brabant Wallon. Ecolos ou pas, les développeurs devront en tous cas faire au mieux pour prouver au nouveau gouvernement régional l’utilité de leur mission et voir le projet Périclès reconduit.
En savoir plus :
Le projet Periclès dans le portail de la région wallonne
Contact :
Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Economie, de l’Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine,
Tél : +32 81 23 41 11
jeanclaude.marcourt@gov.wallonie.be
Andrea Paracchini (Agence d’informations Reporters d’Espoirs)
En partenariat avec Reporters d’espoirs
Reporters d’espoirs a pour objectif de développer le concept d’information"porteuse de solutions" en mettant en avant des initiatives utiles et reproductibles. Reporters d’Espoirs valorise ainsi les acteurs et met en relation les entrepreneurs d’aujourd’hui avec les novateurs de demain.







