7 Fabriques à initiatives ont été créées depuis le démarrage de l’expérimentation. Elles couvrent les territoires suivants : Aquitaine, Corse, Languedoc-Roussillon, Seine & Marne, Haute-Normandie, PACA et Rhône-Alpes. Plus qu’un outil de création d’entreprise, la Fabrique à initiative est un outil d’animation et de structuration du territoire. Elle mobilise tous les acteurs concernés (acteurs de l’économie sociale et solidaire, représentants des collectivités locales, acteurs économiques, services déconcentrés) à même de faire émerger des idées et des opportunités de création d’entreprises sociales. Elle a la particularité de formaliser des idées qui n’auraient pas pu émerger dans un parcours classique ne mobilisant pas en amont tous les acteurs du territoire.
3 phases de l’idée à la création
Une première phase permet de détecter les idées, besoins et opportunités sur le territoire. En 2011, plus de 100 idées ont été qualifiées dans les 5 fabriques existantes. 30 idées sont qualifiées et doivent faire l’objet d’une étude d’opportunité. L’étude d’opportunité correspond à la deuxième phase. A cette étape, le porteur de projet est identifié et confirmé. 27 opportunités sont actuellement en cours d’étude. La troisième et dernière étape donne lieu à une étude de faisabilité (suivi de la réalisation de l’étude par le porteur de projet, apport d’expertise, validation de la création d’entreprise) et au suivi de la mise en œuvre opérationnelle. 14 créations sont d’ores et déjà validées dans des secteurs d’activités très variés : une conciergerie d’insertion à Mérignac (Gironde)2, une auto-école sociale à Rouen (Seine-Maritime), une coopérative d’auto-construction de maisons écologiques à Sénart (Seine-et-Marne)… 87 emplois sont visés par ses créations.
Des collectivités locales au cœur du process d’émergence
Les collectivités locales se sont fortement impliquées dès la première phase : elles représentent actuellement 44 % des apporteurs d’idées. Elles interviennent aussi sous la forme de soutiens financiers ; en participant aux comités de pilotage ; en mobilisant leurs réseaux. Certaines des collectivités locales partenaires (comme la Communauté Urbaine de Bordeaux, la Communauté de l’Agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe, la collectivité territoriale de Corse) ont inscrit la Fabrique à initiatives dans leur schéma de développement économique ou de l’ESS, dans le cadre de la politique de la ville, ou comme outil pour leur agenda 21.
Tous les services et partenaires des collectivités sont mobilisés dans le process et cela contribue au décloisonnement des actions. Plusieurs territoires (Picardie, Essonne, Midi-Pyrénées, Lorraine) étudient aujourd’hui la possibilité d’installer un dispositif d’émergence, et donc la possibilité de lancer une Fabrique à initiatives.
L’expérimentation se poursuit en 2012 avec notamment la volonté de renforcer encore sa dimension multi-partenariale en associant plus d’entrepreneurs dans les process. L’Avise, en tant qu’organisme intermédiaire, vient de lancer un appel à projet FSE pour soutenir la création de nouvelles Fabriques.
Pour en savoir plus :
Appel à projets Fabrique à initiatives
Schéma des 3 phases : de l’idée à la création
Exemple de plaquette de présentation locale
Notes :
1 Caisse des Dépôts, FSE, État, Fondation Macif, Réseau Entreprendre, France Active, Cncres
2 Et si les salariés avaient accès, sur leur lieu de travail, à des services de proximité et du quotidien ? C’est l’idée de la conciergerie d’entreprises de Mérignac qui mise, en outre, sur l’insertion par l’activité économique et le développement durable.
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