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Italie : une autre économie est possible … 1er/10/2009 Avec 170.000 entreprises, « l’autre économie » italienne représente presque 4% du PIL et 6% des emplois du secteur public et privé. Un rapport national sur « l’autre économie » fait le portrait d’une Italie parallèle, créative et innovante.

L’autre économie : c’est quoi ?

Le Rapport national sur l’autre économie a été présenté le 17 septembre à Rome à la Fête nationale de l’autre économie. Bien que financé majoritairement par la Région Lazio, ce rapport dresse un état des lieux au niveau national d’une « économie qui intègre à la fois une dimension économique et une dimension sociale, dans une perspective de développement durable ».

L’autre économie est plus précisément définie comme "un système d’activités économiques, qui produisent des biens ou des services, et d’activités sociales, qui ont l’objectif d’améliorer le bien-être des citoyens, d’augmenter la solidarité et de veiller à la préservation de l’environnement".

Les acteurs de cette « économie autrement » sont des entreprises (coopératives ou non), des associations, des fondations, dont l’objectif principal n’est pas la maximisation du profit.

A partir de cette définition, proposée par un économiste ayant participé aux travaux, le rapport identifie les secteurs d’activité auxquels cette forme d’économie s’applique : l’agriculture biologique, le commerce équitable, la finance solidaire et les banques coopératives, les énergies renouvelables, le recyclage, les logiciels libres. Outre les entreprises œuvrant dans les secteurs cités ci-dessus, le périmètre de l’étude inclut également les organismes à but non lucratif (non profit) ayant une « significativité économique », c’est-à-dire avec des recettes supérieures à 50.000 € par an (ce qui correspond à environ 20% des organismes à but non lucratif en Italie).

Le bio : un secteur en pleine expansion

Dans les dix dernières années, la filière bio a connu un développement notable. Le secteur représente environ 50.000 entreprises (fermes, restaurants, distributeurs…), 190.000 salariés et 1,3 milliards € de chiffres d’affaire. En terme de distribution, les circuits courts connaissent un véritable essor : les groupes d’achats solidaires (l’équivalent des AMAP françaises) sont presque 500 (66% de croissance en 3 ans). Par ailleurs, les cantines scolaires qui proposent des repas bio sont passées de 70 en 1999 à 800 aujourd’hui. Enfin, de plus en plus d’entreprises agricoles et de plus en plus de sites spécialisés (plus de 100 en 2008) proposent la vente directe de produits biologiques.

Les Régions soutiennent-elles l’autre économie ?

La dernière partie du rapport propose un panorama des relations entre entreprises de l’autre économie et Régions.

« La Région qui a la démarche la plus structurée est le Lazio (la région de Rome). Il s’agit de la seule région italienne qui a récemment formalisé ses politiques au soutien du secteur dans un texte officiel, où elle définit le périmètre de l’autre économie, les actions à mener et les objectifs à poursuivre »

, explique Lorenzo Vinci, l’un des auteurs du rapport, du cabinet Obi One.

Dans les autres Régions de la péninsule, l’approche est un peu différente. Leur engagement se concrétise soit par le soutien à la structuration territoriale des acteurs, soit par des aides accordées à un secteur donné. La Région Marche, par exemple, soutient la création d’un « district de l’économie solidaire », une sorte de réseau qui relie entreprises, associations, consommateurs, citoyens et collectivités locales, et dont l’un des objectifs principaux est le développement des relations économiques entre les différents acteurs.

La Région Toscane et la Région Ombrie, en revanche, soutiennent plus particulièrement le développement du commerce équitable et des logiciels libres, à travers des politiques régionales spécifiques, auxquelles correspondent des financements.

Enfin, un bon nombre de collectivités sont engagées dans des démarches d’achats éco-responsables.

Quelques chiffres clés de l’autre économie en Italie

Le rapport propose des données chiffrées pour les différents secteurs d’activités. Ces chiffres n’incluent pas les coopératives de productions (Scop), ni les coopératives de consommateurs. Les entreprises d’insertion (coopératives sociales de type B) sont incluses dans la mesure où elles opèrent dans un des secteurs d’activité pris en compte par l’étude (par exemple, une entreprise d’insertion dans le bâtiment n’est pas comptabilisée).

Chiffres clés de l’Autre économie italienne- Sept 09 -

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