"Notre action principal durant la Quinzaine consiste dans l’organisation de Pauses équitables dans les gares de toute la région", décrit Laurent Martinez, conseiller régional en charge des achats responsables et de "Territoire du commerce équitable". Le principal critère d’obtention du label est l’engagement de la collectivité à informer et sensibiliser l’ensemble de la population à l’achat de produits et aux enjeux du commerce équitable.
Sensibilisation mais aussi formation
Pour répondre à cet objectif qui a fait l’objet d’une délibération, le Conseil régional s’engage à soutenir l’association NordSud Agir pour le commerce équitable (Napce) qui regroupe des individus et des associations locales impliquées dans le commerce équitable et l’économie sociale et solidaire. Napce assure des actions de sensibilisation et d’information tout au long de l’année en direction du grand public avec invitation de producteurs du Sud, intervention dans les lycées et les espaces régionaux… Par ailleurs, l’association, financée à hauteur de 20 000 € par an par la Région dans le cadre d’un engagement sur trois ans, a aussi pour mission de conduire des actions spécifiques de sensibilisation auprès des personnels de la région, qu’il s’agisse des cuisiniers de restaurants scolaires ou des acheteurs publics afin qu’ils intègrent le commerce équitable dans leur métier. Laurent Martinez a repris le dossier "TDCE" en 2010, tandis que Marie-Laure Motreuil, qui avait initié la démarche, devenait vice-présidente de la commission en charge des transports et aux infrastructures. L’idée d’obtenir le label TDCE était venue à la suite d’un marché public de 300 000 € passé pour l’achat de tenues professionnelles en coton bio et équitable destinées au personnel des lycées.
Dépasser les achats publics
"Nous sommes allés vers la labellisation par l’entrée des marchés publics et des achats responsables. Mais très vite, nous nous sommes rendus compte qu’on pouvait aller plus loin. L’intérêt d’être Territoire de commerce équitable est de pouvoir accompagner globalement la filière", estime Laurent Martinez. Après avoir été rattaché au service de la direction des marchés, le dossier a été placé sous la responsabilité de la mission Agenda 21 afin d’assurer la transversalité des actions (développement économique, ESS, formation, marchés publics communication). "Le commerce équitable, c’est une vision politique du fonctionnement de l’économie", tient à souligner l’élu.
Afin de répondre à l’ensemble des critères "TDCE", la Région des Pays de la Loire s’est engagée à instituer un "conseil local du commerce équitable", forme d’instance multipartite chargée d’accompagner les politiques régionales à venir. Un grand séminaire de préfiguration réunira en fin d’année 2011 les acteurs du territoire, les élus, mais aussi le conseil économique et social régional. Ce "conseil local" pourrait avoir à apporter sa réflexion sur certaines perspectives. Par exemple la Commission régionale d’évaluation et de suivi des aides publiques (CRESA) planche actuellement sur une charte d’éco-conditionnalité des aides aux entreprises. L’intégration de critères de commerce équitable fait partie des hypothèses.
Philippe Chibani-Jacquot
Note :
1 23 collectivités sont aujourd’hui labellisées TDCE dont les Régions Nord-Pas-de-Calais (2009), Rhône-Alpes, Ile-de-France (2010).
Contacts :
Conseil régional des Pays de la Loire
Laurent Martinez, conseiller régional en charge des achats responsables et de "Territoire de commerce équitable"
02 28 20 61 34
Laurent.martinez@paysdelaloire.fr
NAPCE
02 40 43 05 00
napce@free.fr
Site web : www.napce.fr
Plateforme française du commerce équitable
Gaëlle Giffard, chef de projet Territoire de commerce équitable.
01 42 09 05 73
chefdeprojet@territoires-ce.fr
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